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Fluff Hordes

Jeu de figurines à l'échelle 32 mm.
Escarmouches et batailles dans le monde mi Steam-punk mi médiéval-fantastique des Royaumes d'acier.
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richie
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Fluff Hordes

Messagepar richie » jeu. 16 déc. 2010 23:38

Post repris de Raistlin :

Storyline Hordes : Evolution.

Les Prémices de la Tempête :

Thagrosh supervise l’immense campement de Nyss corrompus sous ces ordres. La Légion fait sans cesse mouvement, et les altercations avec le Khador commencent à lui causer quelques pertes…

Un Diacre (haut gradé parmi les Archers d’Everblight) l’informe que ses hommes ont localisé l’eldricht. Il s’agit de Goreshade. Celui-ci s’est rendu sans opposer de résistance, et clame qu’il souhaite parlementer : il aurait des informations importantes à révéler. On apprend également que Goreshade a finalement trahi les Nyss de l’éclat Raefyll. Avant qu’ils ne s’enfuient, il a réussi à en capturer deux, qu’il offre à la Légion en gage de bonne foi. Extraits choisis :

Goreshade : « Une alliance est bien entendu impossible : nos maîtres sont des ennemis mortels. Toutefois, il existe un arrangement dont nous pourrions tirer un intérêt commun. Je prends de gros risque en me présentant devant toi aujourd’hui. Ceux que je sers pourrait considérer cela comme de la trahison. Je suis ici de mon propre fait. »

Thagrosh : « Le répéter sans cesse ne suffira pas à me convaincre. Vous éludez la question. Quelles sont les informations en votre possession ? »

G : « Je connais l’emplacement de l’antre d’un dragon, un frère de celui que tu sers. Ce dragon est blessé, vulnérable et il se terre le temps de recouvrer ses forces. Ce serait une proie facile, même plus le plus insignifiant de ses pairs. »

T : « Dis-moi le nom de ce dragon, si tu dis la vérité. »

G : « Pyromalfic. J’ai découvert son antre avant que ma vie ne s’achève. Je n’avais pas encore mesuré le gain que je pouvais retirer de cette information avant que je ne voie ton armée. »

T : « Pourquoi ne fais-tu pas part de cette information à ton maître ? »

G : « Pour quoi faire ? Toruk connaît l’emplacement de nombre de ses enfants, mais il ne bougera pas avant que tout ne soit prêt et qu’Il ne daigne frapper. Tu es bien plus courageux. Je pense que ton maître pourrait s’y rendre s’y rendre sans problème et sans même attirer l’attention sur lui. Pyromalfic reste dangereux et il est sous bonne garde, mais tu sembles être à la mesure du défi qu’il représente. Si tel n’est pas le cas, tu ne m’es d’aucune utilité. Et si tu envisage de me détruire une fois que l’emplacement exact de son antre te sera connu, sache que je puis t’être encore plus utile. Je connais bien des choses qui pourraient également t’être utiles, à condition que ce plan porte ses fruits. Considère qu’il s’agit d’un test commun. »

T : « Que veux-tu en échange ? »

G : « Une requête très simple, en vérité. Tu es en quête du corps de Nyssor. Je pense que tu Le trouveras. Avant que tu ne le dévores, je dois Lui parler. »


Madrak fait route vers le nord, seul avec ses trois trolls. Il songe à ceux qu’il a laissé derrière lui : son vieil ami Horthol et, surtout, sa sage compagne Kargess. Il se remmore une conversation animée qu’ils ont eu avant son départ :

On apprend que les trollkins se sont emparés d’une bande de terre fertile que Leto destinait à un noble llaelois en exil. Kargess est lasse des combats incessants, et elle voudrait que le kriel de Madrak s’installe définitivement ici.

Kargess : Ce territoire ne représente qu’une vallée pour les humains. Combien d’entre eux vivaient ici ? Une centaine ?

Madrak : La terre ne coûte rien à Leto. Mais le fait que nous nous en soyons emparée lui coûte bien plus. Tu ne comprends pas la politique de son peuple. Le vassal de Leto auquel appartient cette terre sera furieux. Il va se plaindre auprès de lui. Si Leto l’ignore, il sera alors en position de faiblesse. Il va devoir s’occuper de nous à un moment ou à un autre.

Kargess : Tu te targues de comprendre la politique des humains, mais qu’en est-il de celle de nos kriels ? Que va-t-on penser si tu pars maintenant ? Ils écoutent déjà beaucoup trop Doomshaper. Tu as vu la manière dont les jeunes boivent ses paroles. Son message, ils le comprennent. Le tien ne trouve un écho qu’auprès de ceux qui sont fatigués de combattre. Si tu pars maintenant, ils vont croire que tu nous abandonnes. Ils veulent se battre et Doomshaper leur promet du sang.

Madrak : Ce sera à toi, à Horthol, à Belkord et aux autres de les ramener à la raison. Je dois me rendre au nord pour y trouver de nouveaux alliés. Notre combat n’est pas terminé, e je ne peux pas être trop dépendant des kriels de la Lande Noueuse. Une fois dans le nord, je trouverai un meilleur territoire pour nous tous.

Perdu dans ses souvenirs, Madrak est brutalement réveillé par une brusque détonation, et la balle qui siffle à ses oreilles avant de ficher dans un arbre tout proche. Il s’agit de Grim Angus. Les deux trollkins se connaissent visiblement de longue date. Grim « chassait le Tharn » lorsqu’il est tombé sur la piste de Madrak. Connaissant bien le Nord, il propose de guider Madrak dans ses contrées inhospitalières, mais Madrak décline son offre.

Madrak : « Tu connais Grissel Bloodsong ? »

Grim : « Ouaip. Je l’ai déjà rencontré. Une hurlmort. Dangereuse. Elle a un sacré caractère.

Madrak : « Elle a l’intention de se rendre à Scralforth Lake pour y récupérer des vivres et des pierres des kriels qui ont été abandonné. Elle est brave, mais j’ai bien peur que la troupe qui l’accompagne ne soit pas assez nombreuse. La région grouille de skorne, et les Capes Noires y sont également présent : ils veulent reprendre cette région, qui était autrefois la leur. De vrais vautours sur un cadavre. Si tu veux une bonne chasse, trouve Bloodsong et aide la.
Je serais ton débiteur.

Grim : Elle ne m’a pas semblé être le genre de personne qui a vraiment besoin d’aide.

Madrak : Elle ne te demandera rien, mais si tu te proposes pour l’aider, elle acceptera.

Le deux trollkins se séparent ensuite.



Kaya, mandatée par Baldur, enquête dans le nord. Elle tombe finalement sur l’emplacement de l’immense camp des Nyss, qui ont plié armes et bagages de fraîche date. Malheureusement, ils ont laissé un petit comité de réception, et une meute de rejeton draconiques inférieurs se jettent sur la jeune femme et ses deux Argus.


Morvhana assiste à la scène grâce à la brume magique dont est sans cesse nimbée son « quartier général », en compagnie de son âme damnée, un jeune Wayfarer ( druide de rang intermédiaire » nommé Conor. Il voudrait intervenir, mais Morvhana l’en dissuade : d’ailleurs, Kaya s’en sort finalement, mais blessée. Morvhana ordonne à Conor de s’arranger pour être présent lorsque Kaya fera son rapport à Baldur. Conor devra également offrir de l’accompagner dans son enquête.



Le Seigneur Tyrant Hexeris reçoit sous sa tente le Suprême Aptimus Zaal : il veut lui faire part d’une découverte scientifique intéressante. Les deux collègues redoutent la présence d’espion la solde de Makeda, qui ne voit pas d’un très bon œil leur manque d’implication militaire et, d’une manière générale, leurs recherches occultes.

Hexeris égorge un skorne : son âme se délite dans les airs avant de passer dans le Vide. Puis il égorge un humain. Cette fois-ci, l’âme se concentre en une petite sphère brillante, qui va de-ci de-là avant de s’évanouir elle aussi. Enfin, il trucide un trollkin et l’essence de la créature est comme « bue » par la terre.

Zaal informe alors Hexeris qu’il s’intéresse de près au duzusk (mot skorne désignant les trolloïdes) et qu’il a fait des demandes pour obtenir plus de moyen afin d’en découvrir davantage sur la spiritualité trollkin et leur rite funéraire. Hexeris se gargarise d’avoir l’oreille du Conquérant, mais Zaal modère son enthousiasme en lui rappelant la nature profondément paranoïaque du personnage. Détail intéressant : la pierre surmontant le bâton de Zaal semble contenir un Ancien Exalté particulièrement communicatif…



Vayl surplombe un village humain et lance l’assaut un assaut généralisé contre l’agglomération. La Légion est en marche vers le Château des Clefs, et, e prévision de l’affrontement contre Pyromalfic, il faut générer un nombre de rejeton draconique faramineux. Pour cela, il faut rassembler beaucoup de biomasse, aussi les fidèles d’Everblight passent au fil de l’épée toutes les créatures vivantes qu’ils croisent pour alimenter les Creusets de Création.



Hoarluk est de retour, et convoque tous les trollkins : il doit leur faire part d’une chose importante. Kargess et les autres trollkin partisan de la paix ne voient pas la chose d’un très bon œil. Depuis le départ de Madrak, la situation s’est durcie avec les cygnaréens : de jeunes trollkins ont engagé plusieurs patrouilles cygnaréennes, sans représailles notable de la part de la Couronne. Du coup, certains excités entendent bien aggrandir le domaine des trollkins en s’arrogeant d’autres territoires.

Le discours de Doomshaper :

« Les rapports de force, voilà la seule chose dont ils peuvent garder souvenir. Nous avions bine commencé, mais pourquoi donc avons-nous failli ? Où est passée la pugnacité dont vous fîtes montre lors des combats contre les skornes dans le Bois Scintillant ? Où sont passés vos cris de guerre lorsque vous leviez les armes contre ceux qui étaient venus pour prendre vos vies, ravir vos épouses et vos enfants ? Vous vous terrez dans cette vallée, tremblants, effrayés à l’idée de vous rendre au nord pour vous emparer de ce dont vous avez besoin. Croyez-vous qu’ils hésiteront ne serait-ce qu’une seconde au moment de vous tuer ? Ils ont prouvé maints et maints fois que leur parole n’étaient que mensonge, que nous ne pourrons jamais parvenir à une alliance ou un accord avec eux. Nous, ceux de la Lande Noueuse, nous leur avons appris à craindre notre colère. Ils savent que s’en prendre à nous a de funestes conséquences. Maintenant, vous devez apprendre à vos ennemis que nous sommes ici pour y rester. Tracez une ligne de sang autour de vos foyers, pour leur dire : « passé cette marque, c’est la mort qui vous attend ». Ils doivent voir la tête de ceux qui auront ignoré cet avertissement au bout d’une lance à l’extérieur de nos campements. Ils sont lâches. Ils sont faibles. Ils n’ont aucune force intérieure. Ils se blottissent derrière leurs fusils en priant leurs misérables dieux. Faîtes leur implorer la miséricorde de leur dieu lorsqu’ils feront face à de véritables guerriers : des guerriers des kriels.

J’ai versé le premier sang. Contemplez combien le muscle et la chair sont supérieurs au fer et à l’acier. »

A ces mots, plusieurs trolls sanguinaires, aidés par des trolls apportent un énorme wagon de chemin de fer devant l’assistance médusée. Horthol reconnaît le symbole présent sur la tôle broyée : il s’agissait d’un train dispensaire, chargé de convoyer les blessés de l’armée cygnaréenne. Kargess est consternée : « Qu’ont-ils fait ? ».


Madrak est enfin parvenu auprès des kriels du nord. Il sauve un village de ce qui semble être des créatures darconiques, et, pour le remercier, le conteur local l'introduit auprès de l’assemblée des aînés des kriels du Nord.

Madrak écoute alors stoïquement ses exploits, relatés par le conteur. Chez les trollkins, un invité de marque ne parle jamais de ses hauts faits lui-même, pour éviter de passer pour un vantard. C’est au barde local que revient cet honneur.

Au terme d’un long récit, Madrak peut enfin exposer les motifs de sa visite : il souhaite que les kriels du nord accueille son peuple et qu’il le rejoigne dans un ce grand esprit communautaire qui voit le jour. A la toute fin, il demande à ce qu’ils envoient dans le sud quelques braves guerriers pour épauler ses hommes. S’en suit un silence embarassé, finalement rompu par Krasmar, le plus vieux chaman de l’assistance :

« Chef Ironhide, vous êtes un chef de guerre extraordinaire et un trollkin très brave, cela ne saurait être mis en doute. Mais l’infortune vous suit, où que vous alliez, telle une nuée de corbeaux. Vous avez attiré la malédiction sur votre peuple. C’est un fait avéré pour qui entend les paroles de la déesse. Puisse Dhunia l’embrasser et le protéger. J’espère que sa force pourra déjouer l’issue amère que vous avez préparé en posant la main sur l’arme de Horfar Grimmr. La manier en notre compagnie démontre votre orgueil insensé. Chaque victoire que vous remportez par sa lame est corrompue. Et je crains que la corruption qui vous accompagne n’ait franchi le seuil de cette demeure en même temps que vous. Que nos kriels soient soudainement assaillis par d’étranges ennemis alors que vous vous rapprochiez de nos forêts, cela ne me semble pas une coïncidence. Vous avez fait venir un trollkin pour chanter vos louanges, mais son kriel aurait connu la paix si vous n’étiez pas venu. Que valent la force et la victoire dans le sang si vous mettez en danger tous ceux qui vous abritent ?

Madrak est très déçu :

« Je ne savais pas que votre peuple se laissait dicter sa conduite par la superstition et la peur. Je ne savais pas que vous aviez abandonné la raison et renié vos liens du sang. Je ne savais pas que les anciens de la Lande de Givre étaient des lâches ».

A ces mots, Madrak leur tourna le dos, et il s’en fut dans le plus grand silence.



Des alliés inattendus :

On retrouve Madrak quelque temps plus tard à la porte d’une maison commune imposante. Il fait très froid, et, presque à contre cœur, Madrak frappe à la porte. Un troll pygmée visiblement bien éméché lui ouvre la porte.

A l’intérieur, plusieurs dizaines de trollkins soul font ripaille. Un orchestre joue dans un coin. Quelques trollkins se battent dans des fosses aménagées à cet effet. Madrak est interpellé par le maître des lieux : Borka Kegslayer. La rencontre est assez tendu : les deux trollkins en sont venus aux mains au cours de leur dernière rencontre…

Borka le convie à un bras de fer, mais Madrak n’est pas très chaud. L’autre lui apprend qu’il s’agit d’une tradition, ici, dans le Nord. Madrak cède, sachant que sa force est bien inférieure à celle de Borka. Celui-ci, beau sire, lui concède une égalité au moment exact où il se rend . Après quoi, les deux chefs s’attablent et se remplissent la panse :

Borka : Tu viens du conseil. Ils t’ont déçu, n’est-ce pas ? Tu plaçais trop d’espoir dans les anciens. Tous des inutiles. C’était idiot de ta part d’en espérer quelque chose.

Madrak : Tu étais là ? Au rassemblement ?

Borka : Ha ? Tu crois qu’ils m’auraient invité ? Pense tu ! Bien sûr que non. Mais j’entends beaucoup de choses. J’écoute la terre (Borka est un chaman de Dhunia, comme Hoarluk). J’ai aussi entendu que tu t’étais battu à l’est d’ici contre les écailleux. Tu t’es battu pour sauver la vie de parfaits inconnus. Tu as risqué ta peau. C’était peut être idiot, mais courageux. Tu crois que ces anciens en auraient fait de même ? Pourquoi es-tu venu ? Qu’espérais-tu obtenir ?

M : Je suis venu trouver un foyer pour mon peuple déraciné. Nous n’avons pas de maison commune comme celle-ci. Ce que nous bâtissons, est bien vite la proie des flammes. Je cherche un abri, de la nourriture, de la protection, un lieu où nos enfants pourront grandir. Je suis venu chercher toutes ces choses que tu considères comme allant de soi.

B : Pas moi. Les anciens, oui. Mais tu t’y aies mal pris. Tu n’as pas pris le problème par le bon bout.

M : Ah oui ? Dispense-moi ta sagesse, ô grand chaman…

B : Tu ne peux pas trouver la paix pour ton peuple Madrak. Tu ne peux pas être en paix avec toi-même. Tu gaspilles tes forces en tentant de changer ce qui est inéluctable.

M : Alors, même toi, tu croies en l’existence de la malédiction ? Je n’aurais pas cru ça de toi.

B : Non, je ne crois pas aux malédictions. Au destin. A la volonté de la Déesse, voilà ce en quoi je crois.

M : Eh bien, voila qui est très réconfortant…

B : Tu as demandé aux anciens un abri pour ton peuple, n’est-ce pas ? Et lorsque tu as vu que ta demande n’aboutirait pas, tu leur a demandé des guerriers, j’ai pas raison ? Alors sache ceci, Chef Madrak Ironhide. Des guerriers, tu en as trouvé. Nous allons venir avec toi dans le sud. Les haches de mes guerriers boiront le sang de tes ennemis. Je broierais leurs crânes de mes mains.

Borka vide sa chope d’un seul trait, avant de fracasser la table d’un coup de sa masse Trauma. Les autres trollkins tapent avec leur chope sur leur table pur signifier leur assentiment.

M : Mais ? Mon peuple ne représente rien pour eux. Pourtant tu vas m'obéir ?

B : Nous allons te suivre dans le sud, mais je ne t'obéis pas.Ses hommes sont à moi, les tiens, je te les laisse. Nous allons te suivre pour la même raison qui fait que les anciens te craignent. La guerre marche dans tes pas, Ironhide, et je cherche la bagarre. A tes côtés, je sais que je vais la trouver !

La faim peut prendre bien des formes :

Kromak rend visite à Morvhana à la Butte Embrumée ( Mist Knoll). Non content de le faire patienter un bon bout de temps, la femme se montre très méprisante. Kromak l'informe qu’un de ses vassaux s’est vu confronter à une horde draconique gigantesque, qui a pratiquement massacré sa tribu. Les créatures faisaient route vers les Marches Sanglantes. Il semble espérer un peu d’aide de la part de Morvhana : étant donné sa position, elle est en mesure de faire quelque chose pour stopper l’armée d’Everblight.

Sans se démonter, elle l’informe qu’elle est en réalité on ne peut plus au fait de ce mouvement de troupe. Il n’est pas encore temps de faire mouvement contre eux, pas avant qu’il n’atteigne leur destination finale. Du coup la colère de Kromak croit lentement : pourquoi n’a-t-elle rien fait pour empêcher le massacre de son peuple ?

« Dénierais-tu à ton propre peuple le droit de mourir au combat ? Je n’ai pas besoin d’interrompre mes patrouilles pour le moment. Je t’aurai convoqué au moment opportun. N’ai pas peur. Je ne te priverai pas de cette bataille. »

Kromak : Les Tharns ne sont pas encore assez nombreux pour qu’on puisse gaspiller leur vie sans considération. Si tu m’en avais informé, j’aurais au moins pu les avertir, même si tu n’avais pas daigné intervenir.

Morvhana : N’oublie pas Kromak, que sans mes efforts, les membres de ton peuple seraient bien moins nombreux. C’est grâce à moi que vous êtes actuellement en mesure de faire la guerre. Je ne te permets pas de me faire la leçon.

( Les Tharns ont été maudit il y a de cela plusieurs siècle par Morrow : les femelles tharns furent soudainement frappées de stérilité. C’est grâce aux efforts du Cercle Orboros que la malédiction a pu être levée. Voir la Légende de la Compagnie Maudite dans ce même forum).

K : Tu n’as nul besoin de me rappeler ce que nous te devons. Mais cela ne va pas nous rendre aveugle à l’égard de tes défaillances.

M : Tu n’as pas la prétention de m’enseigner la manière dont je dois mener mes affaires, j’espère ? Tu outrepasses ton rang en me parlant de la sorte. Ta place est de te battre où et quand je te l’indique. Laisse la réflexion à ceux capables de comprendre les choses d’une manière globale. Le sacrifice de tes vassaux avait été prévu par moi. Leurs vies m’appartiennent et j’en use à mon gré.

Kromak doit alors faire un énorme effort sur lui-même pour ne pas adopter sa forme bestiale, et violer Morvhana avant de la déchiqueter. Au lieu de quoi, il l’agrippe à la gorge et serre lentement. Le yeux de la femme ne montre pas la moindre trace de peur… Finalement, il relâche son étreinte.

K : Tu ne vis encore que parce que j’en ai décider ainsi. En mémoire du présent que tu fis à ma tribu. Mais ne mets pas ma patience à l'épreuve une seconde fois . Et n’appelle plus mon peuple pour servir tes intérêts : il ne viendra pas.

Kromak quitte la clairière.

L’assemblée des Tyrants :

Conseil de guerre chez les skornes. Sont présents : Le Seigneur Tyrant Hexeris, Le Tyrant Xerxis, l’Archdomina Makeda, et bien d’autres.

Xerxis et Hexeris tape la discute devant la tente de Makeda en attendant qu’elle leur intime d’entrer. Enfin, c’est surtout Hexeris qui parle, Xerxis étant un skorne très laconique.
Ils entendent une dispute entre Makeda et Magnus :

Makeda : Le plan ne changera pas.

Magnus : Le plan est mauvais. Suivez-le scrupuleusement et vous échouerez. Je ferai ce que j’ai à faire.

Magnus quitte ensuite la tente, l’air furibond. Makeda autorise les membres de l’assemblée à entrer. D’emblée, elle les informe que le Conquérant n’est pas satisfait de leur progression : les trollkins les ralentissent trop, et leur font même perdre du terrain par endroit. Il doivent s’attaquer au Cygnar le plus vite possible : l’armée du Conquérant doit absolument s’emparer de la forteresse occidentale cygnaréenne de Eastwall. Malheureusement, tous les assauts lancés contre la place forte ont été jusqu’à présent infructueux, aussi faut-il s’emparer de la région environnante, riche en ressource, comme base arrière pour briser les reins de la forteresse. La zone inclut la petite ville indépendante de Ternon Crag.

Le Seigneur Tyrant Hexeris va se rendre au nord pour mener l’assaut sur Eastwall. Pendant ce temps, le Seigneur Tyrant Jelkaxis devrait superviser l’intendance. Il devra notamment recruter des troupes et les envoyer à Hexeris. Jelkaxis pointe alors du doigt la position délicate dans laquelle se trouverait les skornes : fragilisés par ces mouvements de troupe, ils feraient une proie facile pour les « sales mystiques » (les druides) qui leur ménent la vie dure depuis quelque temps. Makeda assigne alors une petite force pour protéger l’armée de Jelkaxis dans sa tâche mais un autre tyran lui fait remarquer que les troupes allouées sont en nombre nettement insuffisant. Makeda lui rétorque que la troupe en question est une troupe d’élite, et qu’elle sera de plus sous le commandement de Xerxis. Celui-ci apprécie la confiance que Makeda place en lui.

D’autre part, les forces skornes ne doivent pas franchir la Rivière Noire au sud, sous peine d’attirer l’attention du Protectorat de Menoth.

La réunion s’achève.

Une mort solitaire :

Lylyth, partie en reconnaissance au Château des Clefs, est tombé contre une très forte partie en la personne de la garde iosienne corrompue du dragon. Si forte d’ailleurs, qu’elle leur échappe d’extrême justesse, et dans un état plus que critique. Toutefois, l’existence du dragon est avérée : Goreshade n’a pas menti.

Lylyth implore le dragon de l’aider, mais celui-ci semble se détourner d’elle. De rage et de tristesse, Lylyth arrache son fragment d’athanc.

Libérée de la présence du dragon, elle se souvient de son père, un Nyss dur et inflexible, qui aurait préféré savoir sa fille morte plutôt que devenue le pantin d’un monstre. Elle arrache également son heaume et le jette au loin. Après quoi elle perd connaissance.

Elle est bien vite ranimée par Searyn et Rhyas. Saeryn réintroduit l’athanc dans la poitrine de Lylyth, un peu contre le gré de l’archère. Les trois warlocks s’éclipsent discrètement. Everblight exulte.

Les héros improbables :

Alten Ashley devise avec Nikolo, le propriétaire de l’unique saloon de Ternon Crag. La ville est au main des skornes depuis peu : ils laissent les citoyens vaquer à leurs occupations habituelles, mais personne n’a le droit de quitter la ville sauf s’il s’agit un travail essentiel. Les hommes de Magnus ont le droit de circuler librement.

Alten enrage contre Magnus, qui est d’ailleurs passé inaperçu depuis quelques jours. Alten a espionné un mouvement de ses troupes quatre jours auparavant au nord de la ville. Les deux hommes cherchent un moyen de s’échapper de la ville avec quelques autres. Alten n’est pas tranquille : il a combattu au côté des trollkins du lac Scarleforth contre les skornes auparavant, et il vit dans la crainte qu’un soldat skorne le reconnaisse.

Une forme imposante se traîne dans la saloon : Gudrun le Vagabond, dans un état d’ébriété déjà assez avancé. Les trois personnes discutent et au beau milieu de la conversation, un trio de tourmenteurs skornes pénètrent dans l’établissement. Morghoul ( le chef de la bande) veut savoir où se trouve Magnus. Alten essaie de marchander l’emplacement de Magnus contre le droit de quitter la ville, mais il se fait coincer par le skorne et donne l’information.

Perplexe, Alten vide un autre verre de whisky : il va falloir trouver un autre moyen pour quitter la ville…

La Tempête éclate :

Krueger se rend dans un village Tharn pris d’assaut par un bras de l’armée d’Everblight. Les forces du dragon usent d’anciens réseaux de tunnel pour se déplacer rapidement et avec une discrétion relative.

Par malchance, l’une des cavernes de sorties débouchent à peu de distance d’un village du Tuath ( fief) de Kromak, et ce dernier doit défendre les siens. Krueger leur fille un coup de main, mais explique à Kromak au beau milieu de la mêlée que les Tharns n’ont aucune chance de repousser l’armée en marche. Mieux vaut fuir… Kromak se serait bien battu jusqu’à la mort, mais il entend finalement la voie de la raison. Les Tharns battent en retraite…

Plus tard, Kromak et Krueger converse au coin du feu. Krueger le convainc que les Tharns ont mieux à faire que de combattre pour Morvhana. Les trollkins de la Lande Noueuse sont sur l’offensive : ils se sont d’ailleurs emparés de site vitaux pour les druides. Kromak accepte d’aller casser du trollkin, mais il l’informe que tous les Tharns ne lui obéissent pas…

Hexeris et Zaal cheminent de conserve vers le Château des Clefs. Zaal prête une oreille distraite à son collègue, sa vision spectrale venant de lui dévoiler l’âme du dragon cachée dans les profondeurs du château. Surexcité, il se saisit du bras de Hexeris :

« Il nous faut plus de soldats ! Il nous faut plus de soldat immédiatement ! Toutes les cohortes ! Appelez-les, TOUT DE SUITE !!! »

Réunion au sommet chez les druides : Morvhana expose son plan. Il faut empêcher Everblight de dévorer l’athanc de Pyromalfic, ce qui renforcerait son pouvoir. Pour cela, elle préconise d’attendre que l’armée draconique fonde sur la petite garnison skorne protégeant le Château des Clefs. A la faveur de la nuit, les forces du Cercle Orboros encercleront discrètement leurs adversaires avant de fondre sur leurs ennemis et d’assassiner Thagrosh.

La politique du Cercle est complexe, et les druides sont divisés sur la question : Morvhana ne peut compter que sur Baldur, Kaya et Mohsar l’arpenteur du Désert. L’Omnipotent Lortus et Dahlekov ont rejoint le camp de Krueger. Il va donc falloir composer avec des forces en nombre insuffisant…

Morvhana demande l’aide de Kaya, qui dépend normalement de Baldur, son mentor. Baldur laisse la jeune femme décider. Elle accepte, ce qui n’a pas l’air de plaire beaucoup à Baldur.


Côte est de Scarleforth Lake. Grissel et Grim sont occupés à déraciner une pierre de kriel sacrée pour la rapporter à l’ouest. Alten (qui a réussi à s’échapper de Ternon Crag, on ne sait trop comment…), leur décrit la situation de la ville. Grissel reste de marbre, jusqu’à ce que le chasseur de monstre mentionne l’existence de Kriel Ville, une petite agglomération trollkin au sud de Ternon Crag…

La conversation est interrompue par Grim, qui revient précipitamment flanqué de ses trolls pygmées. Il a repéré l’armée d’Everblight, et sa trajectoire passe pile sur leur position actuelle. Elle sera là dans une poignée de minute. Les trollkins se cachent in extremis sous le couvert des arbres.

Grissel : « Bon, c’est par où le plus court chemin pour se rendre à Ternon Crag ? »

Morvhana observe la bataille entre les sujets d’Everblight et la garnison skornes du Château, menée par Hexeris, des Clefs. Elle ne peut s’empêcher de ressentir un mélange d’horreur et de fascination pour la coordination dont les forces du dragon fontt preuve. A l’instant où la garnison skorne cède, elle donne le signal de l’assaut.

Xerxis fait progresser son armée à marche forcée vers le Château des Clefs. Il a reçu des missives contradictoires : faut-il attaquer Fort Falk ou Eastwall ? Parvenu à la hauteur du Château des Clefs, Xerxis se jette dans la mêlée pour briser le siège et tombe sur le râble des druides.

Baldur constate que le plan des druides ne marche pas aussi bien que prévu. Il aperçoit Thagrosh, qui s’apprête à pénétrer dans le réseau souterrain du château. Baldur lance ses forces contre lui.

A une petite centaine de kilomètres de là, Morghoul est littéralement à la croisée des chemins. Makeda lui a confié une mission : déterminer qui, de Hexeris ou de Zaal, conspire contre elle. Mais Morghoul n’en a cure. Les Tourmenteurs ne reçoivent d’ordre d’aucune maison, étant la seule caste indépendante de la société skorne, ils peuvent suivre leur propre intérêt. Morghoul se fie à son intuition, et se rend au camp de Magnus.


Combat de rue dans la cité occupée de Ternon Crag entre les trollkins et les skornes. Gudrun charge une dizaine de Venerators skornes, et échoue encore une fois trouver le repos . Grim, Grissel et Alten sont de la partie…

Pyromalfic prend son essor, et démontre sa puissance en incinérant tout ce qui croise son chemin. Des milliers de rejetons draconiques l’assaillent. Le dragon choit au sol, les ailes déchirées. Thagrosh, qui a perdu son arme, dévore alors son athanc.

Morvhana s’est trop avancé, et son intégrité se trouve menacée par une offensive d’Everblight. Pour faire diversion, elle intime à Kaya de les attaquer. Après quoi, elle utilise un cercle de pierre mouvante pour prendre la fuite, non sans avoir donner le signal du repli général.

Makeda se prépare au siége de la forteresse naval cygnaréenne de Fort Falk. Elle est agacée : où est passé Morghoul ? Finalement un messager arrive : la missive est très brève. L’Archdomina doit s’emparer de Fort Falk à n’importe quel prix.

A la faveur des combats, Zaal se glisse près de la carcasse de Pyromalfic. Il prélève quelques échantillons sur la dépouille du dragon…

Camp de base des druides : Kaya a réussi à s’en tirer, et fait le récit de la mort de Pyromalfic à Morvhana. Tout n’est pas perdu : les forces du dragon ont subi de lourde perte, et Thagrosh est dangereusement isolé. En frappant rapidement, les druides peuvent mettre un terme à la menace qu’il représente. Kaya, pas finaude, ne se rend pas compte qu’elle a failli être sacrifiée pour couvrir la fuite de Morvhana. Morvhana lui dit qu’elle serait honorée de combattre une nouvelle fois à ses côtés…

Morghoul torture Magnus à son camp de base, mais sans grand résultat. Il veux savoir pourquoi Magnus refuse obstinément suivre les ordres de Makeda.

Morghoul : Pour quelle raison défiez vous l’Archdomina ? Comment avez-vous l’intention de trahir le Conquérant ?

Magnus : c’est tout ce que tu peux faire ? Menace de trancher les tendons de ma jambe valide, ou de m’arracher le seul œil qui me reste… Qui t’envoie ? Makeda ? Vos deux têtes finiront sur une pique demain matin…

Mo : Vous avez refusé d’obéir au plan mis au point par le Conquérant, pourtant vous dîtes lui être fidèle. Pourquoi désobéir si ce n’est pour suivre une fourberie que vous avez élaborée ?

Ma : Le plan ne vaut rien ! Je ne dois pas suivre les ordres aveuglement. Tu n’as aucune idée de ce que j’ai enduré auparavant. Tout ça n’est qu’un répit, en comparaison…

Mo : Exposez-moi la teneur du plan du Conquérant.

Ma : je l’ai expliqué à cet sorcière de Makeda et elle a refusé de m’écouter. Votre peuple n’a jamais réussi à sortir de la barbarie. Sans Raelthorne, vous seriez toujours en train d’errer sans but dans les sables.

Mo : Répondez !

Ma : La base du plan, c’est de capturer Eastwall…une forteresse qui nous mettrait en position directe pour lancer un assaut sur Caspia…Eastwall nous ouvre la voie pour envahir le cœur du Cygnar… Maintenant, Makeda va tout risquer pour s’emparer de Fort Falk, à deux cent milles en contrebas de la Rivière Noire. C’est complétement inutile et stupide, à l’image de votre race. Ca, Vinter le comprendrait s’il pouvait le voir en personne. Aucun roi n’est bien servi par des soldats qui marcheraient aveuglement contre une falaise.

Mo : Mais Eastwall est une installation plus importante et la garnison y est bien plus nombreuse qu’à Fort Falk, n’est-ce pas ?

Ma : Le but de l’attaque d’Eastwall, c’est de porter un grave coup à l’armée cygnaréenne. Vinter a des partisans là-bas, que je devais préparer à tirer profit de cette victoire. Une telle attaque compromettrait les forces engagées dans les combats de Sul. La perte de Fort Falk serait complétement insignifiante en comparaison pour le Cygnar…et vous y perdriez au moins autant d’hommes dans l’affaire…

Mo : Bien sûr. Comment avons-nous pu être aussi aveugle ? Pourquoi ne me l’a-t-il pas dit ? (Qui est ce « il » ). C’est impossible…

Ma : La vérité, cette sacrée salope, hein ?

Mo : Tu ne peux pas comprendre les plans du Conquérant. Tes présomptions sont erronées.

Ma : Vous avez été trahi. Vinter vous mène à la ruine. Il n’a aucune affinité avec votre race. Il a ordonné cet assaut parce qu’il espère garder votre armée sous son contrôle. Votre race tout entière n’est qu’un outil, et il s’en débarrassera une fois qu’elle aura rempli son office. Je suis son véritable agent. Lorsqu’il apprendra ce que tu as fait ici, ton exécution suivra promptement.

Mo : (mentant, et par la même occasion violant le code d’honneur de sa caste) Alors, sache ceci. C’est le Conquérant qui m’envoie. Il te suspecte de trahison. Ta vie est en sursis jusqu’à ce que j’aie achevé ma tâche. Ta vie n’a aucune importance à ses yeux.

Ma : Non, je ne te crois pas ! Tu mens !

Mo : Tu sais que je dis vrai. Toi et moi, nous ne sommes pas aussi différents que tu te complais à le penser. Nous avons tous deux accordé une confiance aveugle au même maître. Et il nous a abandonné avec autant de considération qu’un tailleur de pierre en a pour les esquilles de pierres qui jonchent son atelier. Au moment venu, Asheth Magnus, nous serons tels deux frères.

Morghoul fit un mouvement de ses griffes, et, presque nonchalamment, trancha les liens qui retenaient le warcaster à la dalle. Laissant Magnus à sa colère et à sa douleur, Morghoul quitta la tente. Il fit route vers l’ouest, sachant qu’il allait apporter une vérité bien désagréable à Makeda.


Storyline Metamorphosis :

http://www.scribd.com/doc/17258882/Intr ... amorphosis

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